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2013-06-30T13:09:07+02:00

Un voyage en Grèce plus loin que la Grèce

Publié par montanié julie

" Au musée byzantin de Veria, on va faire une courte visite" dit Constantin le guide. Le soleil pâle est déjà chaud dans un angle du paysage. L'autocar traverse la ville de Veria, ses jardins verts. De vieilles dames aux cheveux teints montrent déjà leurs bijoux aux terrasses des cafés. " Devant la mairie, on voit des traces de la Via Egnatia". Les rues sont vides, les magasins fermés; Le guide signale une mosquée utilisée naguère comme mendressé école d'enseignement religieux islamique. " Il va falloir attendre un peu. Le directeur n'a pas encore reçu l'argent de l'Etat. Ils sont ouverts de 9h du matin à 3 heures de l'après-midi mais ils ne peuvent pas payer de gardien...Il viendra peut-être à dix heures. "

Dans l'autocar, un homme brillant improvise un exposé sur les calendriers juliens,orthodoxes etc...Incrustée au fond du véhicule, j'espère bien ne pas avoir à en déménager. Ces gens sont gentils et personne ne me dispute ma position enviable. De face, le coin ressemble à à Cimiez, quartier chic de Nice. Mais dans mon dos, l'architecture se ressent de l'implantation en zone peu urbanisée à l'origine?. Les constructions ont l'air en plâtre, des balcons proportionnels à la longueur des pièces en façade sont larges comme des terrasses de café. Les arbres sont déjà si feuillus qu'on ne leur voit ni branches ni troncs tandis que d'autres excrétions de bois s'appuient à de grands losanges. Elles portent des fleurs d'un rose violent, électrique: la  nuance exacte du rose porté cette année par toutes les petites filles d'Europe quand elles se montrent dans la rue.

" Les artistes byzantins étaient des nomades" dit Constantin. " Ils allaient d'église en église.. Voyant leur oeuvre, des mécènes les invitaient à peindre un lieu plus loin et c'est ainsi qu'ils construisaient leur renommée. C'était des artisans non des artistes ( au sens de la Renaissance), ils venaient de toutes les couches sociales. L'homme du peuple le plus pauvre côtoyait 'l'artiste' de classe sociale  élevée.

Le bus avance. Sur le vert de l'herbe, on voit toujours se détacher les grands coquelicots cristallins couleur de sang. Les verts sont variés en brillance, en densité d'on ne sait quoi dedans. Les coquelicots incarnat deviennent vermillons quand la lumière les traverse. Ils sont vraiment de la teinte des bandes rouges sur les toges des icônes du musée à peine quitté.

Stop. A nouveau, on attend.
" C'est la Grèce de la crise" commente Constantin. " Pas de gardien ici non plus".. Penser que personne ne travaille parce que c'est dimanche des Rameaux doit être un réflexe catholique, pas une réflexion digne d'un esprit européen à la conscience économique responsable." On va visiter l'école d'Aristote, juste à côté. On verra  peut-être un gardien." Entre les merveilleux coquelicots de soie raidie restituant la lumière, le chemin est caillouteux. Il grimpe au pied du mont Vermion décrit par Hérodote comme le premier lieu d'installation des Macédoniens. L'Ecole d'Aristote?. Nous y voilà! Elle coïncide avec le tracé au sol de trois pièces d'un édifice envolé entre rochers spongieux dont certains sont des grottes où dormaient les disciples. Dont Alexandre. Le bel Alexandre de la littérature, des statues, des portraits, des livres populaires roumains pour ne pas évoquer les chansons, l'adolescent à la couronne frémissante dont les feuilles en raclures d'or ont déjà été proposées à notre observation quelques heures de voyage plus haut, au Musée de Pella. Une couronne aussi belle dans son genre que celle de la princesse Meda, épouse de Philippe II poussée dans le bûcher - telle une Hindoue contemporaine dans un fait divers sur Bombay - quand son mari s'est fait assassiner par Pausanias. Ou l'a-t-on enfermée vivante derrière les portes du tombeau qu devait s'ouvrir et se fermer une seule fois? Elle était thrace ou.gète. Sa personne est  liée à l'idée d'un carquois de cette nationalité - du sud de l'Ukraine - offert pour son mariage ( à 22 ou 23 ans) avec Philippe II qui en avait 47, 48 à sa mort. Mais qu'enseignait l 'Ecole d'Aristote? La poésie ( c'est-à-dire la philosophie, dit le guide qui emploie ces termes en équivalence), la physique, les mathématiques. Aristote,ajoute-t-il, n'était pas un démocrate: il s'adressait à l'aristocratie.

A Kastoria ,le soir, il devient clair que les castors qui y vivaient sont la première cause du nom de cette ville . La richesse est venue avec l'exportation de leurs fourrures. Aujourd'hui, il n'y a plus de castors mais on importe de Russie des peaux dont on fait toujours commerce.

Dans une chapelle aux bord du lac, face aux murs remplis de fresques, Constantin évoque l'horror vacui qui caractérise Byzance." Hallelujah, hallelujah, Kyrie eleison, kyrie eleison" dit le prêtre à côté. Celui qui nous encensait à notre entrée ( certaines personnes du groupe se sont signées à l'orthodoxe). Il porte une chasuble brillante violette que ses nombreux fils d'or laissent croire métallique. Les scènes peintes dans cette église sont inscrites dans des carrés, des rectangles empilés les uns sur les autres. On y pénètre  comme à l'intérieur d'un livre, a fait observer Constantin en début de voyage. Entre les pierres plates grises, brunes de forme irrégulière, le sol est peint de blanc. Les cierges en vente à l'entrée sont désignés d' un panneau en caractères latins : TAMEION. Les voiles, les rideaux à l'intérieur de l'église sont grenats à dessins géométriques d'or. Constantin commente la fresque à l'EXTERIEUR de l'eglise." ...La tombe d'Alexandre" dit -il à un moment. Je n'ai pas écouté ce qui précédait.  Les prêtres psalmodient en grec, tantôt l'un tantôt l'autre. L'air embaume l'encens brûlé.

Un vol de 7 oiseaux noirs au-dessus du lac clôture cette page et le souvenir de la journée.

 

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2013-06-21T21:08:40+02:00

Marionnettes françaises dans un film d'Agnès Varda.

Publié par montanié julie

Le film d'Agnès Varda  ( 1991) regardé cet après-midii commence par une scène de théâtre de marionnettes. L 'enfant Jacques Demy la voit depuis l'intérieur d'une vraie salle de spectacles où ont pris place d'autres gamins. Trois personnages au visage crayeux, aux yeux noirs, à la bouche rouge agitent leur corps de bois raidi au bout de tringles sans doute. Des marionnettes à gaines?  Bientôt les deux pans de velours rouge se referment. Pour le spectateur de " Jacquot de Nantes" le spectacle commence tout juste tandis que pour l'enfant, il vient de s'achever 

Quelques minutes de film plus loin, le garçon des années -40 du XX ème siècle s'acharne à fabriquer des  petits visages dans du fer où il tâche de faire briller des yeux. Puis il découpera dans des matières plus légères  visages et silhouettes qu'on l'aide à colorier, à habiller ( une Blanche Neige à cheveux jaunes, en longue robe). Il collecte près du garage de son père les cartons propres et rigides où il installera ses théâtres. On retrouve ces caisses figurant des immeubles dans le grenier où il prépare le décor de ses premiers films animés par des bonshommes de papier qu'il a fait bouger mouvement  après mouvement devant sa caméra. Il s'est procuré ce premier instrument de sa future vie de cinéaste chez un antiquaire ou dans un atelier de récupération de machines, Sans argent pour  payer, il a troqué l'appareil contre  des pièces de Meccano déjà montées et autres trésors de sa petite enfance qu'il liquide à cet âge.

" Jacquot de Nantes" est parsemé de scènes de Guignol:  il montre Gnafron et le gendarme.  Dès le début de la guerre, une pièce est donnée en plein air par le petit marionnettiste et son acolyte pour un public de garçons et de filles assis en tailleur devant la grande boîte aménagée anticipant pour eux le cinéma.

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2013-06-21T20:31:11+02:00

QUI SUIS-JE ?

Publié par montanié julie

Je m'appelle Hélène Lenz.

J'ai d'abord vécu sous le nom : Hélène Combes.

Moins loin d'aujourd'hui mais bien loin tout de même, j'ai signé des choses que sans doute personne n'a jamais lues - c'est la loi du genre -: Hélène Combes-Lenz.

Ma grande fierté est d'avoir publié quelques nouvelles de science fiction - ce que j'ai jamais écrit de mieux payé -: sous le pseudonyme: Julie Montanié.

 

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